Lettre d’amour à la Terre

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Sommaire

Si je suis sûre d’une chose aujourd’hui c’est que je ne sais rien.
Je ne suis pas ici pour savoir. Je ne suis pas ici pour posséder la vérité. Pour te décortiquer ou t’autopsier.

J’aurais beau lire, calculer, répéter, démontrer, expliquer, prouver, organiser… Le seul enseignement qui s’accorde à moi-même est le tien. Celui que j’entends dans le vent, celui que je ressens face à tes chaînes montagneuses, celui que j’aperçois à travers tes cascades. Lorsque je ferme les yeux et que je te regarde ainsi, sous mes paupières, je n’ai plus aucun doute.
Tu sais tout. Je ne sais rien.

Je suis ici pour être, expérimenter et grandir.
Pas pour posséder.
Pas pour gagner.
Pas pour prendre.
Pas pour te terrasser.

Parfois je me surprends à rêver que j’ai choisi d’être ici, aujourd’hui. Que je t’ai choisie pour Mère. Comment avons-nous pu être aveugles et sourds au point de croire que nous pourrions forcer les portes de ton temple et prendre le pouvoir ?

Comment avons-nous pu croire que la maîtrise de quelques savoirs nous rendrait maîtres du monde ?
De siècle en siècle, de jour en jour, nous ne faisons que passer de certitude en certitude, sans même prendre conscience qu‘aucune n’est permanente et éternelle, que l’une est une lune qui se lève quand l’autre est un soleil qui se couche.
Nous ne savons rien.

J’ai lâché le livre, le compas, la lunette.
J’ai compris, Mère, j’ai compris que j’avais tous les instruments de la connaissance en moi et qu’il me suffisait de t’observer pour apprendre à m’en servir.

Car quand tu brûles et qu’un feu de pulsion fait rugir mon ventre,
c’est ma colère que j’apprends à dompter.
Quand tes océans débordent et que j’apprends à apprivoiser ma sensibilité,
ce sont mes peines que je m’autorise à pleurer.
Quand ta roche et tes terres tremblent, je suis forcée de retrouver mes points d’ancrage, de regagner ma juste place et de vaincre mes peurs.
Et quand ton souffle se lève, il balaye une poussière épaisse de pensées pour offrir de l’espace à ma sérénité et ma joie.

Plus je t’écoute, et plus j’ai le sentiment que toutes les difficultés qui se présentent à nous en tant qu’espèce ont une réponse. Face à la grande maladie qui te menace, nous cherchons tous désespérément des moyens, une justice, des solutions, du dialogue, du soulagement, du concret. Nous aimerions voir surgir une technologie miracle, une action commune, une bonne nouvelle. Nous éveiller demain sortis d’une réalité à la saveur de plus en plus amère.
Nous nous accrochons à des schémas, des procédés, des analyses, au chant des sirènes qu’est devenue la science.

Grâce à toi je sens :
cette quête extérieure ne saurait suffire.

Grâce à toi je sens :
la seule croissance à implorer est la nôtre.
Faire un pas vers nous-mêmes, à l’intérieur. Se reconnecter à nos espoirs, à nos chagrins, à notre âme, à notre lumière, à notre histoire, à notre place d’être humain, à la terre sous nos pieds, au ciel qui nous embrasse.
Nos têtes sont devenues des prisons dont nous devons nous libérer.

Grâce à toi je sens : c’est là, que l’on dénichera l’énergie pour continuer à avancer.

Nos défis sont un chemin initiatique, nous ne saurions le parcourir sans apprendre à nous connaître, sans entendre ce que nous enseignent nos émotions et nos vertiges, sans renouer avec le sentiment du sacré. Pas celui d’un culte aveuglant, mais bien celui que tout autour de nous vit, respire, ressent et fait partie d’un même système, d’une même danse. Qu’alors, chaque petite chose, chaque gigantesque élément, possède l’unique et même valeur qu’un autre, rendant tout bonnement impossible de continuer à mutiler, diminuer et renier l’autre, qu’il soit brin d’herbe, chenille ou vieillard.

Tu m’es sacrée.
Nos incertitudes sont bien plus riches que ces grandes illusions.
Le siècle des lumières a éteint nos coeurs.
Et aussi longtemps que je verrai encore le jour se lever, je m’emploierai à les rallumer.

– À lire aussi : 5 livres pour vaincre l’éco-anxiété et autres maux modernes

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J’espère que cet article aura résonné en vous les loups !
N’hésitez pas à me le dire en commentaire,
Je vous embrasse,
Laurine

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Photo A © Fernando Cferdo

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Commentaires

18 réflexions sur “Lettre d’amour à la Terre”

  1. Merci beaucoup pour cette lettre à la terre. Belle plume ! J’ai apprécié sa lecture et je trouve l’idée fabuleuse.
    Belle journée.

  2. Ta lettre est magnifique, c’est très bien écrit, aussi touchant qu’agréable à lire. C’est à chacun de nous de prendre nos responsabilités et de commencer en plus des petits gestes du quotidien, par se recentrer, se reconnecter avec notre nature humaine et divine. Merci pour tes jolis mots, tes jolies phrases ????

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